Emilie Pontanier

M.C.F. 19e section C.N.U et 70e section C.N.U

Docteure en sociologie

 

2020 : Porteuse de l’axe n°2 « Identités en contextes pluriels » avec Julie Dumonteil de l’équipe d’accueil DIRE

2019 : Membre du Conseil d’unité de l’E.A. DIRE

Depuis août 2019 : M.C.F. 19e section, Université de La Réunion

2016-2019 : Post-doctorante laboratoire ECP (Education, Cultures, Politiques), Université Lumière Lyon 2.

Coordination de la recherche "Religions, discriminations, racisme en milieu scolaire" [https://redisco.hypotheses.org]. Enquête internationale (France, Suisse, Brésil, Québec).

2015 : Qualification aux sections 19 et 70 par le CNU en sociologie, démographie et sciences de l’éducation pour le recrutement aux emplois de Maître de conférences.

2015-2018 : Chercheuse associée au Laboratoire ECP (Éducation, Cultures, Politiques), Université Lumière Lyon 2.

2013-2015 : Chercheuse associée au Centre d’anthropologie sociale, LISST (Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires), Université Toulouse Jean Jaurès, CNRS, EHESS.

2005-2008 : Allocataire projet CMCU : comité mixte de coopération universitaire entre la faculté de Toulouse2 et la faculté de la Manouba de Tunis, Tunisie.

1. Département de sciences sociales, UFR Lettres et Sciences Humaines, université de La Réunion

Licence

- Méthodologie de la recherche en sciences sociales

- Sociohistoire de l’éducation et de la formation

- Identité.s, Culture.s, Patrimoine.s

 

2. Vacations : université Panthéon Sorbonne Paris1, université Lumière Lyon2, ESPE Lyon1.

2018-2019  L2 Sciences de l’Éducation (TD) Histoire de l’éducation : Du Moyen Âge à la fin du Premier Empire. La construction des héritages (35HTD) - Université Lumière Lyon2

2017-2019  L3 Sciences de l’Éducation (TD) Histoire de l’éducation : la construction d’un système scolaire. XXe - XXe siècles (47,5 HTD) - Université Lumière Lyon2

2016-2019  M1 Sciences de l’Éducation (CM) Politiques et pratiques de la laïcité dans les systèmes éducatifs (12HTD) - Université Lumière Lyon2

2016-2019  M1 Sciences de l’Éducation Débats et controverses sur la Laïcité. (36HTD) - Université Lumière Lyon2

2015-2016  M1 MEEF PE, PCL, ESPE (TD+CM) Sociologie : école et phénomènes sociaux. (52,5 HTD) - Université Lumière Lyon2 et ESPE Lyon1

2013-2015  L2 AES (TD) Techniques d’expression écrite et analyse des données (144HTD) - Université Panthéon-Sorbonne Paris1

2005-2010  L1 AES (TD) Méthodologie des disciplines (480 HTD) - Université Panthéon-Sorbonne Paris1

2005-2007  L1 AES (TD) Statistiques descriptives (36HTD) - Université Panthéon-Sorbonne Paris1

 

3. Activités Pédagogiques : Formations de formateurs

Pontanier E., Ménard Ch., « La laïcité en tension : quels enjeux et ressources pour la formation des personnels de l’éducation », 14 mars 2017, Laïcité(s) et discriminations à l’École ? Quels espaces pour travailler sur les tensions dans l'institution scolaire ? 13, 14 et 15 mars 2017, Institut Français d’Éducation - ENS de Lyon.

Pontanier E., Ménard Ch., Laïcité et liberté d’apprendre, Canopé (réseau de création et d’accompagnement pédagogiques), Académie Nancy-Metz, 18 janvier 2017.

Mots-clefs : laïcité - éducation - religions

 

1. Synthèse du parcours de recherche

Mon travail de thèse sur le choix d’un établissement laïque en Tunisie m’a permis de travailler sur les stratégies scolaires des familles francophones de milieu aisé et d’interroger l’interprétation et l’instrumentalisation qu’elles faisaient de la laïcité (stratégie de distinction, sociale, culturelle et cultuelle). J’ai donc travaillé sur la circulation des idées (et des idéaux) de manière pluridisciplinaire (sociologie, ethnographie, science de l’éducation, sociolinguistique, histoire). J’ai démontré qu’en Tunisie il existe un espace de valeurs partagées entre les rives de la méditerranée qui vient de l’histoire et d’une laïcité à géométrie variable qui donne lieu à une diversité d’appropriations et de significations.

J’ai rejoint le laboratoire ECP (Education, Cultures, Politiques, université Lumière Lyon 2) comme chercheuse-associée pour poursuivre mes recherches sur la laïcité tout en m’ouvrant à un autre cadre conceptuel compte tenu du terrain français. J’ai débuté un travail de recherche en France sur les cantines scolaires où la gestion du religieux suscite encore des difficultés pour les professionnels, difficultés que n’a pas fait disparaître la loi de 2004 comme en atteste des revendications alimentaires d’élèves (et de parents) croyants et pratiquants.

C’est ensuite en tant que post-doctorante que j’ai eu l’opportunité de coordonner une enquête internationale sur les pratiques enseignantes en contexte de diversité sociale et culturelle, une autre manière d’interroger la laïcité (France-Suisse-Brésil-Québec).

Ce travail se poursuit actuellement sur le terrain réunionnais en ma qualité d’enseignante-chercheuse où j’analyse l’influence du contexte interculturel et plurireligieux de l’île sur les questions de laïcité et de religions au niveau éducatif et scolaire, une manière de penser le rapport entre unité (cadre national) et diversité (terrains-pratiques des acteurs) compte tenu de la pluralité des normes et de la complexité des situations.

 

2. Résumé de la thèse : Culture laïque en terre musulmane – Une voie scolaire laïque en Tunisie ou les processus d’une distinction sociale, culturelle et cultuelle avant la Révolution.

Appréhender la laïcité scolaire non plus dans l’image produite d’un seul miroir (la société française) mais dans les réflecteurs qu’elle a touchés et suscités en Tunisie a été l’objet de ma thèse.

Quelles sont les stratégies et les attentes que dénote le choix d’un établissement scolaire secondaire français pour les familles tunisiennes et binationales en Tunisie contemporaine ? Comment ce choix s’inscrit-il dans l’histoire du pays et, plus particulièrement, dans l’héritage de son passé colonial ? La recherche étudie les formes de distinctions sociales, culturelles et cultuelles à laquelle ces familles aspirent et les stratégies qu’elles mettent en œuvre dans ce dessein. Entrent particulièrement en jeu la dimension internationale des diplômes, le poids des représentations de la langue et de la culture, ou encore la volonté d’une socialisation laïque. En confiant l’éducation de leurs enfants à l’enseignement français, les parents évitent l’impasse que constitue, à leurs yeux, le système public tunisien et contournent sa politique d’arabisation et de massification, tout en valorisant leur interculturalité. Ils engagent alors leurs enfants dans une institution qui leur apportera un capital dispensateur de profits matériels et symboliques. Le système scolaire français permet ainsi de produire, tant sur le plan national qu’international, des ressources à forte valeur ajoutée, une manière pour les familles de se reproduire socialement.

Mais leurs choix éducatifs peuvent aussi être liés à la laïcité de l’enseignement qui correspond à une vision du monde qui rend possible le pluralisme religieux, selon eux, soit la promotion d’une religion peu contraignante et indépendante, soit l’abstention religieuse. La laïcité de l’enseignement permet donc de distinguer culturellement et cultuellement une population peu encline au fondamentalisme religieux. En conséquence, le laboratoire que constitue le dispositif scolaire français en Tunisie peut être considéré comme riche d'enseignements puisque cet espace de socialisation témoigne du contournement et du refus du déterminisme religieux de la société tunisienne, en révélant un véritable modèle de coopération entre laïcité et religion, dans le respect même des acquis fondamentaux de la laïcité, bien commun des croyants comme des incroyants.

 

3. Post-doctorat au laboratoire Éducation Cultures Politiques à l’Institut des Sciences et des Pratiques d’Éducation et de Formation, université Lumière Lyon 2

Coordination d’une enquête en sciences de l’éducation intitulée : Religions, discriminations, racisme en milieu scolaire (enquête internationale : France, Suisse, Brésil, (https://redisco.hypotheses.org)

Il s’agit de comprendre grâce à une approche pluridisciplinaire les pratiques des professionnels de l'éducation en contexte de diversité sociale et culturelle. Identifier les ressources qu'ils mobilisent, leurs raisons d'agir lorsqu'ils sont confrontés à des questionnements sur les valeurs transmises par l’École, ses enseignements et lorsqu’ils sont en présence de pratiques discriminatoires et/ou de discours racistes ou racisants.

En mobilisant des outils issus de la sociologie du travail, de la sociologie du curriculum et de la sociologie de la traduction, la recherche veut éclairer ce que le professionnel de l’éducation (enseignant, CPE, infirmière, psychologue, etc.) fait du « prescrit » en situation réelle. Il est donc nécessaire de partir de l’activité des professionnels pour analyser comment ils esquivent, résolvent et dépassent les problèmes éventuels.

  • Membre de l’Association internationale de sociologie en langue française (AISLF)
  • Membre de l’Association française d’ethnologie et d’anthropologie (AFEA)
  • Membre de l’Association française de sciences sociales des Religions (AFSR)
Ouvrage (y compris édition critique et traduction)

Article dans des revues

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Communication dans un congrès