VOYAGE, PARCOURS INITIATIQUE, EXIL

APPEL A COMMUNICATIONS

Journée d’étude — 25 février 2017

 

« Voyage, parcours initiatique, exil »

 

Organisée par l’Equipe d’Accueil DIRE, cette journée d’étude, ouverte à tous les chercheurs, s’adresse en particulier aux étudiants du Master MEEF préparant le CAPES d’anglais, mais également aux étudiants du Master « Monde Anglophone » et aux doctorants.

Les interventions porteront sur l’une des deux thématiques du programme de littérature étrangère pour la session 2017 du CAPES d’anglais : voyage, parcours initiatique, exil.

Pourront être étudiés divers genres littéraires et leurs évolutions au fil des siècles :

  • les romans d’aventure, d’exploration, d’évasion, d’immigration, les road novels, les récits de voyages imaginaires, les romans de science-fiction ;
  • le roman d’apprentissage ;
  • la littérature non-fictionnelle : récits de voyage, d’évasion, d’exil, journaux intimes, correspondances.

L’étude des thèmes du voyage et de l’exil dans la littérature (en langue anglaise ou autres) amènera à s’interroger sur les représentations du monde et la perception de l’autre et de l’ailleurs à travers l’écriture, tout parcours ou « déplacement » conduisant à une redéfinition de soi. Les thèmes récurrents du déracinement, de l’errance et du retour pourront être abordés notamment à travers les textes de la littérature coloniale et postcoloniale.

Les propositions de communication (250 mots) en français ou en anglais, accompagnées d’une courte notice biographique (100 mots), seront adressées par courriel à Corinne Duboin d’ici le 1er octobre 2016.

e-mail : corinne.duboin[at]univ-reunion.fr

 

Les contributions pourront être éventuellement soumises dans un second temps pour publication dans le n° 5 de la revue TrOPICS (2018).

TABOUS ET TRANSGRESSIONS

QUATRIEME JOURNEE de RECHERCHES "INTERSEXUALITES" : "Thème spécifique : Tabous et transgressions"

Vendredi 30 septembre 2016

Université de La Réunion - Faculté des lettres et des Sciences humaines

EA DIRE

Organisateurs : Florence Pellegry, Françoise Sylvos, Stéphane Fossard

stephane.fossard@orange.fr; francoise.sylvos@wanadoo.fr; florence.pellegry@gmail.com

 

Appel à communications

Mot d'origine polynésienne, le tabou renvoie à des prohibitions, dans un système d'oppositions entre la norme et ce qui s'en écarte, entre ce qui est sacré et ce qui ne l'est pas. Le tabou désigne à la fois l'interdiction et l'objet prohibé. Le tabou, acte prohibé vers lequel l’inconscient est poussé par une tendance très forte, tourmente l’humanité. Braver l'interdit (essentiellement l'interdit de l'inceste et de l'anthropophagie, fondatrice de la horde à l'origine puis objet d'un renoncement radical dans la plupart des sociétés) est susceptible d'attirer sur l'individu déviant un châtiment d'ordre humain ou divin. Ce mot a été étendu par les ethnologues à toutes les interdictions d'ordre magique, religieux ou rituel. Totem et tabou de Freud (1911) montre l'ambivalence du tabou, fondateur (cannibalisme social sur lequel s'appuie la horde "primitive") et, dans d'autres cultures, objet de répulsion absolue et de condamnation.

S’affichant toujours plus librement, la sexualité remet constamment en question notre rapport à l’autre, au monde ainsi qu’à nous-mêmes. Le jeu existant entre les notions de tabou et de transgression dans le domaine de la sexualité sera au cœur de ce nouveau volet des journées d’études ‘intersexualité’. Face à la nécessité de se conformer à la bonne morale, c’est à travers l’acte de transgression que l’on affirme son désir de se libérer des contraintes sociales qui régissent nos vies. Tout est finalement question de désir, de revendication, d’affirmation de soi. On se demandera quelle est la place sociale du tabou, mais aussi quelle est sa fonction dans les arts et la littérature. L'une de nos hypothèses est que le désir de lecture et la pulsion scopique sont conditionnés par un intérêt conscient ou non pour tout ce qui, dans les œuvres littéraires notamment, mais aussi cinématographiques, relève du tabou. Le tabou est tantôt le motif d'une dénonciation au regard de la barbarie sociale (cf. la légende d'Ugolin), tantôt la motivation de l'acte de lecture en tant qu'il devient objet de fascination trouble, au centre d'une représentation artistique ou littéraire qui permet de lever la censure (cf. le succès mondial récent d'un best-seller aux 50 nuances de gris).

Dans une acception élargie du terme "tabou", nous nous intéresserons à la notion de « passage à l’acte » en rapport aux relations de sexe, et à ses diverses occurrences dans des domaines variés tels que l’histoire, l’art, ou encore la littérature. Le langage de la séduction sera une thématique centrale de cette journée d’étude. Comment convainc-t-on l’autre de céder à ses avances ? Le pouvoir des mots utilisés par le séducteur nous renseigne sur les relations entre les sexes et la culture sexuelle d’une époque. Le lecteur devient alors un voyeur, témoin privilégié des fantasmes de l’auteur ou de ses représentations sur les relations amoureuses.

Qui dit séduction, transgression, dit viol et violence. Le problème du consentement, de la volonté de personnes concernées par l’acte charnel pourra également venir alimenter notre réflexion. Notre volonté étant d’étendre cette journée d’étude à toutes les disciplines pouvant éclairer le problème du passage à l’acte, l’art pictural ou musical pourra venir illustrer l’idée de transgression et de passage à l’acte.

On s'attachera enfin à la question institutionnelle du tabou, aux réactions de l'institution littéraire et de la société face aux transgressions.

 

Plusieurs propositions de communications sont déjà parvenues pour cette journée d'études :

  • Jean-Baptiste Amadieu (Collège de France), "Transgressions à géométrie variable: rhétoriques censoriales sur les effets de la lecture".
  • Marc Arino, "D'un cycle à l'autre : l'inceste fondateur en question dans l'oeuvre tremblayenne (1978-2015)".
  • Guilhem Armand, "la question de l'inceste au siècle des Lumières" (Voltaire et les incestes de la Bible / Diderot et l'inceste tahitien, Bibiena et ses fantasmes...).
  • Isabelle Malmon, Proposition de communication sur Gauguin (Le Tupapau).
  • Stéphane Fossard, « L’homosexualité dans « La Sarbacane » de Paul Lacroix ».

Merci de bien vouloir nous envoyer vos propositions de communications d'ici la fin du mois d’août (cf. les mails ci-dessus).

Le Porteur. Der Träger (Université de la Réunion, 2-4 mai 2016)

A propos de la réception littéraire, photographique, filmique et artistique d'une figure porteuse de l'histoire coloniale

S. Malzner, A. Peiter, appel à communications

La réécriture au XXI siècle : nouvelle cartographie des passages entre les œuvres